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Humeurs musicales 2

Added 23/11/2008


Avant de reprendre avec les journées du cinéma européen , un petit intermède musical

Aretha Franklin: you send me. La grande dame indémodable et inégalable.
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Final fantasy: Ultimatum. Rien à voir avec le jeu , ça me fait pense à une musique de comédie musicale ou à celles des films de Tim Burton

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pris du site vaguespace

Elliott smith : I didn't understand. C'est la première fois que j'écoute une chanson d'Elliott avec des choeurs
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Ben Harper : your arms around me. Pas vraiment ma préférée mais bon.
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pris du site de said the gramophone


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JCC le bilan (finished enfin)

Added 2/11/2008


Après une semaine exténuante a regarder un minimum de 2 à 4 films par jour, le bilan

Cette session aura été la session de la rupture , rupture avec la FTCC (fédération tunisienne des cinéclubs) rupture avec un certain atmosphère un brin bohème, un brin polémique , un brin années 70 qui s'est institué depuis que Tahar Chriaa (qui a aussi été le premier président de la FTCC) a crée ce festival.C'était la rupture avec l'idée que les cinéphiles possédaient en quelque sorte le festival, remarquez bien que ça n'est pas arrivé du jour au lendemain , ça leur pendait au nez depuis quelques temps déjà.
Les JCC se devaient d'être compétitifs face à un festival de Marrakech qui est devenu un rendez-vous incontournable et ça passe forcément par un lifting complet: de la cérémonie, de l'organisation des débats et de la place accordée aux cinéphiles dans le festival.
Avec quelques couacs bien entendues , le manque d'habitude de certains professionnels de ce genre de protocole, la propention des tunisiens (cinéphiles compris) à réagir sur place émotionellement à chaque opinion exprimée que ce soit en applaudissant à tout va (notre sport favori) ou en encensant un film en compétition devant un jury censé être impartial, mais je suis optimiste sur les prochaines sessions.
Je le suis beaucoup moins par contre sur la place de la FTCC dans tout ça : trop occupéé à batailler pour les quelques gratuités et privilèges données aux cinéphiles (dont moi même) et considérées comme acquises, pour s'occuper de l'essentiel: débattre avec les spectateurs là où ils se trouvent, encourager toujours plus de nouveaux spectateurs à voir  , et créer toujours de nouvelles occasions pour que ces spectateurs puissent voir des films.

Je suis encore moins optimiste aussi sur le sort des salles de cinéma de Tunis, la rumeur cours que les prochains seront le 7ème art et le Parnasse tous les deux n'ont pas participé aux JCC contrairement à leur habitude, bref ça s'annonce mal pour deux parmi les meilleures salles de Tunis. Comme à chaque année tout le monde se demande où tous ces spectateurs ,capables de se battre pour un ticket durant les JCC , passent-ils le reste de l'année? Exemple type des questions idiotes , à 1 dt le ticket cela devient moins cher qu'un café dans l'avenue Bourguiba , et donc il est plus rentable de continuer sa discussion dans la salle, ce qu'ils ne se gênent pas de faire d'ailleurs . Nous sommes encore très loin d'en avoir terminé avec l'éucation cinématographique des tunisiens, c'est cela justement le boulot des ciné-clubs et c'est justement ce qu'en majorité ils ne font pas.



Au nive
au de l'affluence elle est toujours aussi importante sinon meilleure vu que le nombre de salles a diminué , surtout que les organisateurs pour d'obscures raisons (mais faciles à deviner) ont décidé de mettre les films en compétition au mondial et au Rio . C'est à dire la salle minuscule de feu Bahaeddine Attia, et une salle grande mais dans un état très limite . Alors qu'il aurait été plus logique de mettre le colisée et l'Africart puisque ce dernier à deux pas de l'hôtel aurait mieux convenu au jury , tandis que le colisée est assez grand pour contenir la foule qui vient d'ordinaire aux films tunisiens et palestiniens (ça a coûté au mondial une vitre durant Leila's birthday). Ne parlons pas de la honte de présenter à Emmanuelle Béart la rue Ibn Kholdun , une des rues les plus crasseuses de la ville que le jury parcours tous les jours à pied (puisque c'est à deux pas) et qu'on n'a même pas pris la peine de nettoyer , ni de la bloquer à la circulation (charmantes les sorties de salle au milieu des voitures)

Pour en finir je passe directement aux films et au palmarès, je dois dire que celui-ci ne m'a pas beaucoup étonné , beaucoup feront la remarque que Whatever Lola wants de Nabil Ayouch a été complètement oublié mais en fin fe compte ça n'a rien d'étonnant puisqu'il est le seul des films primables qui avait vraiment l'air d'un film commercial, tous les autres avaient des sujets et des façons d'aborder ce sujet entre guillemets "alternatives". Je continue donc avec les films que j'ai vu par ordre chronologique. (je vous épargne les deux films durant lesquels je me suis endormie de fatigue)

Tokyo sonata de
de Kyoshi Kurosawa: probablement l'un des films les moins étranges de ce réalisateur, ce qui ne l'empêche pas d'être très original. L'histoire d'une famille japonaise normale  dont le père est licensié et qui petit à petit perd pied et se désagrège. Chaque évènement les pousse encore plus près de l'humiliation et on les voie impuissants en train de se débattre dans un marasme qui est la conséquence d'actions tout à fait ordinaires. C'est un bon mélange entre mélancolie et comédie.
La scène qui m'a le plus frappé étant la scène d'adieu entre la mère et son fils et où celui-ci lui fait le salut militaire , je ne me souviens pas d'avoir jamais ressenti un tel vide à la vision d'une scène

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California Dreamin' de Cristian Nemescu : une jolie farce , un film burelesque qui donne une vision assez juste de la politique étrangère américaine représentée ici à petite échelle par une anecdote au cours du conflit du Kossovo. C'est sympatique légèrement long . Au début du film on nous dit qu'il n'a pas de fin puisque le réalisateur est mort dans un accident avant de le terminer , ce que personnellement je n'arrive pas à croire car quiconque a vu le film ne peut penser qu'il lui manque une fin, quoi qu'il en soit ce film posthume a réussi à avoir le prix un certain regard à Cannes

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L'oeuf de Semih Kaplanoglu: J'allais regarder le film chinois, puis par un retournement de situation comment on en voit souvent aux JCC , j'ai fini par regarder le film turc, et je ne le regrette pas n'en déplaise aux autres spectateurs qui y ont assisté. Le spectateur tunisien est un spectateur de divertissement , il va au cinéma pour se divertir pas pour apprendre, jusque maintenant je ne comprend pas pourquoi mes collègues acceptent parfaitement de lire un bouquin pour apprendre (quitte à ce qu'il n'y ait pas beaucoup d'action dans l'histoire) et qu'ils n'acceptent pas la même chose de la part des film?
Enfin bref l'oeuf est une histoire de solitudes qui se rencontres de gens simples qui ne communiquent pas beaucoup leurs sentiments et leurs tristesses. Un homme perd sa mère et rentre au pays pour l'enterrer , une parente à lui étudiante , habite la maison où elle s'occupait de la défunte . A chaque fois qu'il  projette de rentrer à Istanbul un évènement se produit et le force à rester , mais a t-il vraiment envie de partir?

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The visitor de Thomas Mccarthy:   Rencontre entre orient et occident sous fond musical , film traitant aussi de la question des sans papiers . Un brin comique, un brin sentimental pas mière pourtant , intéressant au contraire



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Eldorado de Bouli Lanners: Difficile de trouver un titre plus éloigné de l'histoire très originale par ailleurs d'un road movie en Belgique intégrant un homme et l'ex drogué qui a essayé de le cambrioler . Un brin burelesque puisque les héros ne font que  tomber sur tous ce que le pays peut compter comme dingues et déséquilibrés (à côtés desquels ces deux originaux ont l'air parfaitement saints ) , c'est original , sincère et insolite

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Leila's Birthday de Rashid Masharawy

Tanit d'argent, et prix d'interprétation décerné à Mohamad Bakri qui ne l'a pas volé (sans doute l'un des meilleurs acteurs arabes) , ce film raconte la journée folle d'un juge "provisoirement" chauffeur de Taxi à Ramallah qui essai de garder son intégrité et son respect des lois et de l'ordre dans le chaos ambiant. Comme à son habitude Rachid Macharawi nous offre un film léger auto-critique , une thérapie par le rire. Bizzarement alors que j'aurai donné l'or en 2006 à son film "l'attente" il n'a eu que le bronze, et maintenant que j'aurai donné le bronze à celui-ci il a l'argent !
On remarquera aussi que le film co-produit par Attia le fils , a été l'occasion pour Latifa Arfaoui (ne me demandez pas pourquoi de faire son m'as tu vu sur scène avec l'équipe) décidément !



La stella che non cè de de Gianni Amelio: Un film qui part de "la bonne volonté" justement nommé buonavolonta  qui par simple honnêteté et générosité va jusqu'en chine car il croit pouvoir aider à réparer une machine défectueuse avec pour seul compagnon une interprète chinoise. S'ensuit un road movie émouvant et très humain sous forme de voyage initiatique pour cet italien qui tient magnifiquement la route grâce aux principaux acteurs  Sergio Castellito et Ling Tai



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La maison jaune de Amor Hakkar : Il obtient le prix spécial du Jury , je lui aurai bien aussi donné un prix pour la musique mais il y a eu beaucoup de bonnes musiques dans ce festival. Un film qui retrace le long travail de deuil d'une famille qui a perdu son fils , c'est plein d'émotion contenue, d'innocence , voir de naiveté, foncièrement optimiste il arrive à nous faire espérer quelque chose de meilleur.

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Pavee lackeen de Perry Ogden : J'ai eu beaucoup de mal à me convaincre que ce film n 'était pas un documentaire. Et pourtant c'est bel et bien une fiction avec scénario et tout le toutim qui décrit le quotidien de ces enfants du voyage. Lorsqu'il a été présenté, le présentateur l'avait comparé au style des Dardenne (sans doute avait-il en tête Rosetta) , personnellement je l'aurai plutôt comparé à "Etre et avoir" , car Perry Ogden a poussé encore plus loin le dépouillement et le réalisme dans la réalisation et la photo, joué par des acteurs non professionnels on peut les comparer aux enfants "d'être ou avoir" , ils ont certes été dirigés mais ils gardent le naturel des enfants lorsqu'ils jouent.

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The song of sparrows (la chanson des moineaux) de Majid Majidi
Desquatre films déjà réalisés par ce cinéaste , j'ai apprécié... les 4 .Ce qui est assez rare pour être noté. Ce cinquième film ne fait pasexception à la règle, il y a une leçon de vie à tire des déboires de cepère de famille licencié, on croirait que le destin se rit de lui , ilen est l'acteur mais à chaque fois aussi le perdant , et pourtant ilapprend de sa famille et de son entourage qu'il faut sans cesseremonter sur selle




Mascarades de Lyes Salem: qui a obtenu 3 prix: le prix du jury enfants, le prix de l'espoir féminin et le prix de la première oeuvre. Et de fait ce film transporte en lui la vivacité de la jeunesse. C'est une comédie légère rythmée menée tambour battant par un scénario et des acteurs qui ont le sens du spectacle  (on reconnait l'influence du vaudeville) . Ca se laisse regarder sans déplaisir



Extrait


Whatever Lola wants de Nabil Ayouch: la présentation de ce film au mondial a été surtout l'occasion d'un plébiscite tardif de Nabil Ayouch qui en 2002 avait eu son dernier film Ali Zaoua en compétition. Ali Zaoua n'avait rien obtenu (on se demande bien à quoi pensait le jury de l'époque) ça a d'ailleurs donné lieu à l'une de ces polémiques gigantesques dont seules fédérations ont le secret. Je parlerai un autre jour de ce petit bijou de film (celui qui ne l'a toujours pas vu a vraiment "perdu la moitié de sa vie") . Enfin bref on se disait que ce deuxième film nous offrirait l'occasion de nous racheter... pas de bol !
Certes c'est un film techniquement et narrativement irréprochable, bonne musique bons acteurs. Bref il me fait penser à un film de Will Smith , non par l'histoire puisqu'il s'agît de l'initiation d'une américaine à la danse orientale par une ancienne star du domaine mais par le côté mécanique bien huilée. Rien de choquant , rien de très polémique (on se demande bien quelle mouche a piqué les égyptiens pour l'interdire de leur festival).
C'est cela d'ailleurs qui l'a perdu pour les prix du festival.

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le destin de zeki demirkubuz : c'est une version très libre de l'étranger de Camus. Sauf que dans celui-ci le héros n'a pas commis de meurtre et s'en sort donc "honorablement". Le point positif du film c'est son acteur principal qui dépeint assez bien le portrait de l'homme absurde qui vit seulement d'ennui et d'envies . Le point négatif c''est le côté argumentatif du texte trop longs. Remarquez bien que je n'ai aucun problème avec les discours , mais encore faut-il qu'ils aient un jeu de scène derrière (pas des bonhiommes avachis sur une chaise) . Hamlet comporte par exemple des textes très longs , mais Brannagh en fait quelque chose de magnifique à regarder et à re-regarder, ce qui est loin d'être le cas ici.




Le sel de la mer de Anne marie Jacir
: Il m'arrive parfois d'avoir un avis complètement à l'opposé de tout le monde, c'est le cas pour ce film par exemple que tous ont trouvé très bien et qui a d'ailleurs gagné je ne sais plus quoi aux JCC , et a été apprécié même par mon journal fétiche "première" . Hé ben moi je ne l'ai pas aimé, je ne dis pas que je l'ai détesté ce n'est pas une catastrophe loin de là. Il y a une bonne histoire (une palestinienne d'origine et de nationalité américaine décide d'aller vivre dans la patrie qu'elle n'a jamais connue) , un bon sens de la narration , mais ça sent trop la démonstration , on a trop l'impression d'être guidé par la main pour penser tel ou tel chose. Non pas que les autres films ne le font pas , mais ils le font d'une manière un peu plus subtile

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Khamsa de Karim Dridi: celui là n'a pas manqué à la réputation qu'on lui a faite , je me rend compte à présent qu'on assiste au renouveau du cinéma tunisien à travers ces cinéastes tunisiens en France, influencés par la maturité du cinéma européen ils savent éviter les éceuils , les sentiers trop longtemps parcourus par nos  cinéastes parcourus par nos cinéastes au pays, ajouté à cela une bonne maitrise technique, des acteurs qui sont le personnage et ne le jouent pas et le tour est joué. Ici l'histoire d'un enfant à moitié gitan à moitié algérien , écorché vif , révolté, débrouillard et pourtant au plus profond de lui même il ne reste qu'un enfant.
Le film a eu le Tanit de bronze et l'espoir masculin pour Marco Cortes jouant l'enfant (et qui le mérite bien d'ailleurs)

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Un si beau voyage de Khaled Ghorbal:
Encore un film sur lequel je ne suis pas d'accord avec... tout le monde . Disons que 99% l'ont trouvé merdique (excusez le mot il n'est pas de moi) alors que je l'ai trouvé plutôt intéressant . Il raconte l'histoire d'un immigré qui aura tout raté, il a quitté la Tunisie pour réussir sa vie échapper un village de la banlieue de Douz, il rencontre en France une espagnole qui est sans doute l'amour de sa vie, rate sa relation avec elle, attrape une maladie apparemment incurable et rate de peu la retraite, retourne en Tunisie pour échapper à une mise à la rue et rate aussi son retour puisqu'il ne se reconnait pas plus dans ce pays qu'il ne se reconnaissait en la France , pire il y est rejeté. Tout cela avec le sourire, un sourire mi-triste mi-résigné. Mais tous cela fait partie du parcours initiatique qui le ramènera chez lui en plein sahara au plus près de la nature nue et brute , ce n'est que là qu'il se départira de son faux calme pour pleurer son honte et être enfin lui même. J'en profite pour remarquer que ça ne fait que la deuxième fois (en comptant la graine et le mulet) que j'apprécie tous les acteurs d'un film tunisien.
Il y a dans ce film, la banalité des gestes quotidiens qu'on peut voir au début de "la graine et le mulet" (encore lui) dans les films nordiques et dans certains films des années 60 , la ressemblance avec ces derniers est encore plus renforcée par la musique : un air de trompette strident . Comment souvent dans ces cas là j'ai en tête un film particulier dont le nom m'échappe complètement. Enfin bref c'est un style très français justement et c'est long il y a une bonne vingtaine de minutes à couper n'en déplaise au réalisateur , sans cette vingtaine de minute le film aurait été quelque chose d'original et sympatique, résultat il n'est que original .

En passant l'acteur principal Farid Chopel était véritablement malade sur le tournage (un cancer foudroyant) et a à peine eu le temps de terminer le film avant de mourir. C'était un artiste complet acteur et chanteur , son dernier spectacle reprenait cette citation: "A force de jouer la comédie on s'imagine que la vie est une farce , c'est vrai, mais il faut y croire, il faut y croire" comme j'ai pas trouvé de vidéo de "un si beau voyage" , je met la dernière pièce de ce
grand acteur
ne far
ce


Summer Book de Seyfie Teoman: C'est un film qui fait penser aux films iraniens par sa structure , sa fausse naiveté , sa concentration sur les plaisirs simples de la vie. Et pourtant il est turc!  l'été d'un enfant qui commence mal ses vacance en se faisant voler son livre parascolaire, aux prises avec un racketeur , une famille qui se désagrège , un père trop exigeant.



Teza de Haile Gerima:
Tanit d'or et il ne l'a pas volé d'après ce que j'ai pu constater à travers les brumes de mon sommeil. Film que j'ai vu in extrémis puisque au mondial durant la clôture et sans invitation et à forces de supplications devant le service de sécurité. D'abord les images que j'ai trouvé magnifiques dans ce film il y a une telle maitrise de la lumière , ensuite la narration pour donner une idée ça m'a fait pensée à "la saison de la migration vers le nord" de Taieb Saleh pour le côté "je saute d'une époque à une autre , d'un monde à un autre tout en maitrisant mon sujet à fond et sans fause note" . Ensuite beaucoup de choses ... les caractères bien dessinés avec une profondeur et une histoire derrière eux . L'histoire en elle même qui suit le parcours d'un chercheur éthyopien parti durant la dictature étudier en Allemagne et qui revient avec l'espoir d'aider son pays et se retrouvé confronté au dogmatisme d'un parti sanguinaire , d'une révolution perpétuelle (ça fait penser tiens au "dernier roi d'écosse même genre d'horreur en moins comique et plus élaboré). On fait des va et vients entre le héros revenu handicapé dans son pays sous la houlette de sa mère confronté aux superstitions/ intolérances villageoises et aux vélleités d'un régime et de rebelles va t-en guerre. la jeunesse de ce même héros en Allemagne entre hypocrisie éthiopienne , et hypocrisie et racisme allemands et sa propre lâcheté , des flashs backs d'une enfance heureuse , et la désillusion et l'horreur du retour en Ethyopie après le putsh.
 Et tout cela sans aucune fausse note. Le jury a parlé de Chef d'oeuvre, je ne suis pas loin de crier au génie






Voilà les JCC c'es fini, je parlerai une prochaine fois de films qui y sont passés mais que j'avais déhà vus

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Pre-liste des films regardable: suite et fin

Added 26/10/2008


Jeudi


11h Africa: Pavee lackeen

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Leila's Birthday repasse à 15h au Rio
Samia repasse à Ibn rachiq à 15h

15h Le colisée The song of sparrows de Majid Majidi
réalisateur iranien d'une foule de films que j'aime bien dont les enfants du paradis et le secret de Baran




15h ABC : L'intrus de Claire Denis



17h30 Théâtre municipal : Ouled Lenine de Nadia el feni



Khamsa et Mascarades repassent au à 18H respectivement au Rio et au Mondial
Rome plutôt que vous repasse au Palace à 18h

18h Le colisée , de l'autre côté



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21h : Whatever Lola wants de Nabil Ayouch
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21h Le colisée it's a free world de Ken Loach

S'il y en a un quil ne fallait surtout pas rater c'est celui là , histoire d'une mère courage qu'on commence par admirer et qu'on finit par détester tellement elle arrache ses principes morceau par morceau, et on finit par se demander à sa place mais quand est ce que ça a dérapé?

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21h Le Palace Uzak de Nuri Bilge Ceylan (Grand Prix de Cannes 2003)




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Intervention divine et La soledad repassent à 21h respectivement  à l'ABC et Ibn Rachiq

21H30 Recycle de Mahmoud al Massad (documentaire)



Le sel de la mer repasse à 21H30 à Hannibal

Vendredi

Whatever Lola wants repasse à 11h au Rio=
Goldfish Memory repasse à 11 h à l'africa
Recycle repasse à 15H au 4ème art
Le destin et le grand voyage repassent à 15h  respectivement au Palace et Ibn Rachiq

15h Le colisée: Un conte de Noel de arnaud Desplechin
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A 18h Ein shams repasse au Mondial, Le sel de la mer au Rio, it's a free world à l'ABC, et travaux à Ibn Rachiq
, Ezraa au colisée, et la Maison jaune au palace

18h Le colisée Ezra de Newton Aduaka

Extrait



Khamsa et y'aura t-il de la neige à Noel repassent à 21h respectivement au Mondial et à l'ABC

21h Africa : des temps et des vents de Reha Erdem




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 L'oeuf repasse à 21h au Palace


Whataver Lola wants repasse à 21h30 à Hannibal

Samedi (dernier jour)

The revolution will not be televized repasse à 11h à l'Africa, Un si beau voyage au Rio, et mémoire d'une au Rio

Leila's Borthday repasse à 15h au Mondial

15h Le colisée Stll Life de Jia Zhang Ke

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15h Africa : Once de John Carney
j'avais déjà parlé de ce film, qui aura mérité la citation de "meilleur film musical de notre génération"
vidéo 




Uzak de Nuri Bilge Ceylan repasse à 15h au palace

A 18h Ein shams repasse au Rio , Délice Paloma repasse au Palace , De l'autre côté repase à l'ABC,

 18h Le Colisée : Alexandra de Alexandre Sokourov


Extrait



19h Cérémonie de Clôture (retransmission au mondial)

21h Le colisée : le Tanit d'argent

21h le Rio : Le chaos de Youssef Chahine
 des bateaux d'écorces et de pastèques repasse à l'africa à 21h
Confession repasse au Palace à 21h

21h ABC Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen


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Voilà  bon JCC à tous, et n'oubliez pas d'aller au Cinéma
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Some fine talking + Pré-liste de films regardables 4

Added 25/10/2008


En commençant ma pré-liste de films regardables , j'avais encouragé tout le monde a assister au maximum de séances de débat dans l'espoir d'assister au fatal match de boxe entre cinéphiles et cinéastes, mais je suis gourée il apparait que le match de boxe aura lieu plus tôt que prévu et pour une fois ne concernera pas les cinéastes.
Alors Oyez! Oyez! Bonnes gens, dimanche vers 10h 30- 11h venez nombreux  assister à la joute verbale des cinéphiles contre l'administration du festival au premier étage de la maison de Culture Ibn Kholdun. Je vous garantie un spectacle intéressant à défaut d'être toujours marrant. Sujet de la joute: la nouvelle orientation du festival , de la place et rôle des fédérations .

En gros le festival tourne bling bling façon festival de Cannes (tapis rouge , robe de soirée , interviews de stars) et pour cause il se sent comme le parent pauvre face au festival de Marrakech (on a quand même notre fierté nous autres tunisiens) et du coup les JCC ont fait aujourd'hui leur première entrée dans la cour des grands (à petits pas: journalistes qui ne reconnaissent pas toutes les stars, micro qui marche pas , discours à rallonge ponctué de politique...), du coup aussi nos jeunes chevelus barbus (façon Bob Marley pas façon turban) avec leurs Jeans troués et leurs sac à dos qui ont depuis toujours monopolisé le colisée pendant les ouvertures et l'espace Ibn Kholdun les matins pour des débats sans queue ni tête... comment dire ces jeunes là ne cadrent pas dans le paysage. Et comme ça plait pas trop à ces derniers d'être la 5ème roue d'un festival qu'ils ont contribué à construire mais dans lequel ils ne se reconnaissent plus, donc ils expriment leur déplaisir dans un autre débat qui aura lieu dimanche matin.
Perso, je me rend compte qu'il est dans l'ordre des choses que les JCC veuillent avoir un poids dans le magma de festivals existants de par le monde, et qu'il est logique donc d'essayer de se décharger de ce qu'ils peuvent considérer comme un poids mort, d'autres festivals avant nous ont connu cette crise de pré-maturation et ont fini par lacher le côté bohême qui nous plait tant à tous. Au lieu de se battre contre des moulins à vent , j'aurai personnellement bataillé pour l'existance d'un festival off où ils pourraient reigner comme les maîtres du débat, j'aurai communiqué dessus comme un festival rassemblant les jeunes branchés ce qui aurait tendance à attirer les sponsors intéressés par cette cible.
Rq tout dépend de leurs relations avec la direction du festival, et connaissant les uns et les autres je dirai qu'elles ne sont pas au beau fixe, et qu'après avoir montré sa révolte les fédérations devront rentrer la queue entre les pattes (ce qui ne les empêchera pas de continuer à maugérer et à ressaser leurs récriminations)

Bon passons , qu'on finisse au plus vite avec la pré-liste des films regardables :

Mercredi

Kings repasse à 11h au cinéma Africa
Eins Shams repasse à 15h au mondial

15h Le colisée John John de Brillance Mendoza



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15h Africa: The revolution will not be televized de Kim Bartley et Donnatcha O'brian

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Mémoire d'une femme repasse à 17h 30 au théâtre Municipal

18h Le rio: Khamsa de Karim Dridi

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18h Le colisée de Ashgar Farhadi

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18h ABC: La stella che non cè



La chute de l'ange repasse à l'Africa à 18h

19h 30 Téhâtre Municipal: Retour à Gorée de Pierre Yves Bourgeaud

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21h Le mondial de Annemarie Jacir

Extraits




21h Le colisée: Vinyan de Fabrice du Welz



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21h ABC: Travaux de Brigitte Rouan

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Mad Detective repasse à 21h à Ibn Rachiq
La maison jaune repasse au Rio à 21h
Leila's Birthday repasse à 21h30 à Hannibal





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Sus aux JCC ! Pré-liste de films regardables 3

Added 24/10/2008


Plus je continue la liste des films regardables plus je déprime : il y a tellement de films que je rate et que malgré ma boulimie cinématique je ne verrai jamais.

Mardi


15h Le colisée Night Train de Diao Yi


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15h ABC Y'aura-t-il de la neige à Noël ?

Film que j'ai vu il y a plus de dix ans, je me souviens juste de quelque chose de très attendrissant



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18h La maison jaune de Amor Hakkar (primé à Rotterdam)

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18h Le rio Ein Shams de Ibrahim El batout (primé à Rotterdam)



18h Le colisée La solidad de jaime Rosales



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18h Africa: le destin de zeki demirkubuz




Délice Paloma et El dorado re- passent à 18h respectivement au Palace et à l'ABC

18h Ibn Rachiq : Intervention divine de Elia Suleiman

Un film iconoclaste difficile à apprécier. Il avait l'ouvertur des JCC de 2002 , à l'époque j'avais écrit ce petit textes :

Intervention divine D'Elia Suleiman - Palestine 2002-10-23 Prix du jury - Cannes 2002 Les voies de Suleiman sont impénétrables.

Aceux qui se sont retenus de crier « encore un film sur la causepalestinienne « et à tous ceux qui s'imaginent déjà à la sortie,révoltés par les exactions commises envers « le peuple frère &ami » les yeux rougis, la gorge serrée de sanglots mal contenus : cefilm est un produit dangereux pour tous les préjugés déclarés oulatents, à mettre hors de portée des lecteurs d'Harlequin. La seuleimage de martyr que vous verrez est une sorte de parodie de Matrix à lasauce palestinienne ( avec des croissants musulmans et des drapeauxpalestiniens pour arme contre l'occupant.) Le tunisien moyen applauditen bon spectateur et excellent supporter de la cause palestinienne.D'autres, attaqués dans leurs propres reflexes, finissent parcomprendre que l'on est en train de se moquer de de leur promptitude àcritiquer les clichés hollywoodiens du bien contre le mal alors que dèsqu'il s'agit de la Palestine les voilà qui adoptent allègrement cettevision simpliste primitive ( tout blanc, tout noir ) des américains. Làoù on s'attend à une critique incendiaire des israéliens au niveau desbarrages et des checkpoint, on reçoit une douche froide ; c'estexaspérant parfois, lucide et aussi humoristique souvent. Le cauchemardpalestinien devient alors une ballade au bras d'un israélien ivre, unjeu de chaises musicales entre les voitures, un ballet en chansons.Mais l'affaire palestinienne n'est elle pas en réalité une énormemascarade ? Oubliez donc toutes vos certitudes car les films vous lesarracheront une à une, oubliez les images de martyrs et de lanceurs depierre car ce fim n'est pas là pour satisfaire notre curiosité morbide,il ne vient pas participer à l'éternelle cérémonie funèbre que nous célébronsdepuis le siècle dernier, à cette sacralisation de peuple palestinienet de tous ce qui peut s'y apporter. Ce film nous obligent à voir desêtre réelles faits de chair et de sang et non pas de nos rêves, nosfrustations et nos révoltes, des êtres qui comme chancun d'entre noussont un mélange variable de bien et de mal ( si la différenciationexiste ) et non pas des saints qui ont dès la naissance leur ticketpour la paradis. Ce film nous apprend que rien n'est acquis et nousprive de nos petits reflexes si commodes : de l'histoire d'amour ( sion peut appeler ça ainsi ) silencieuse où l'on ne voit que des mainsqui se caressent à l'infini en passant par des scènes de violence oùl'on ne voit jamais la violence proprement dite. Et l'on se sent bêtecar à l'instar des communs des mortels, en chien de pavlov, on attendle sexe et la violence comme une chose entendue entre nous et lesréalisateurs et à laquelle ces derniers en bons commerciaux répondentavec une régularité constante. Et l'on hait ce film qui dérange nospetites habitudes nous faits des pieds de nez et nous lance notrebanalité et notre bêtise au visage. Vous retrouverez ici aucun filmconducteur, aucune piste balisée, aucune sortie de secours, aucunehistoire d'amour pour remonter le moral des troupes : il vous laisseradérouté, perdu, hésitant. C'est une façon comme une autre de couperl'herbe sous les pieds des adolescentes romantiques en mal d'amour,aucun espoir non plus n'est permis comme le montre l'image du père Noëlpoignardé au début du film car les palestiniens ne croient plus au pèreNoël, le père noël est un mensonge, le père Noël est mort. Il ne vousrestera ni les larmes ni la révolte mais une image : celle du ballon àl'effigie d'Arafat qui vole allègrement vers le mirador du checkpointavec le soldat israëlien en prime qui appelle son supérieur :« commandant, il y a un ballon qui essaye de passer, est ce qu'on doitl'abattre ? » Il vous restera peut être aussi une phrase : « je suisfou parce que je t'aime ».
 on dit toujours que seul les fous sontlibres, il faut donc être fou pour aimer ce film.


19h 4ème Art Mémoire d'une femme de Lassad Oueslati (faucon d'argent à Rotterdam)

j'ai même pas réussi à trouver l'affiche du film

21h Le mondial Leila's Birthday de Rashid Masharawy



J'ai pas trouvé de vidéo , mais de la part du réalisateur de ticket to jérusalem et de l'attente, personne n'en a vraiment besoin

21h Le colisée : Entre les murs  (Palme d'or 2008)



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21h Africa: Confession de Zeki demurkubuz



21h Le palace: Aller vers le soleil de Yesim Ystaoglu




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The visitor repasse également à 21h sur Ibn Rachiq

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