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 JCC le bilan (finished enfin)

2/11/2008


Après une semaine exténuante a regarder un minimum de 2 à 4 films par jour, le bilan

Cette session aura été la session de la rupture , rupture avec la FTCC (fédération tunisienne des cinéclubs) rupture avec un certain atmosphère un brin bohème, un brin polémique , un brin années 70 qui s'est institué depuis que Tahar Chriaa (qui a aussi été le premier président de la FTCC) a crée ce festival.C'était la rupture avec l'idée que les cinéphiles possédaient en quelque sorte le festival, remarquez bien que ça n'est pas arrivé du jour au lendemain , ça leur pendait au nez depuis quelques temps déjà.
Les JCC se devaient d'être compétitifs face à un festival de Marrakech qui est devenu un rendez-vous incontournable et ça passe forcément par un lifting complet: de la cérémonie, de l'organisation des débats et de la place accordée aux cinéphiles dans le festival.
Avec quelques couacs bien entendues , le manque d'habitude de certains professionnels de ce genre de protocole, la propention des tunisiens (cinéphiles compris) à réagir sur place émotionellement à chaque opinion exprimée que ce soit en applaudissant à tout va (notre sport favori) ou en encensant un film en compétition devant un jury censé être impartial, mais je suis optimiste sur les prochaines sessions.
Je le suis beaucoup moins par contre sur la place de la FTCC dans tout ça : trop occupéé à batailler pour les quelques gratuités et privilèges données aux cinéphiles (dont moi même) et considérées comme acquises, pour s'occuper de l'essentiel: débattre avec les spectateurs là où ils se trouvent, encourager toujours plus de nouveaux spectateurs à voir  , et créer toujours de nouvelles occasions pour que ces spectateurs puissent voir des films.

Je suis encore moins optimiste aussi sur le sort des salles de cinéma de Tunis, la rumeur cours que les prochains seront le 7ème art et le Parnasse tous les deux n'ont pas participé aux JCC contrairement à leur habitude, bref ça s'annonce mal pour deux parmi les meilleures salles de Tunis. Comme à chaque année tout le monde se demande où tous ces spectateurs ,capables de se battre pour un ticket durant les JCC , passent-ils le reste de l'année? Exemple type des questions idiotes , à 1 dt le ticket cela devient moins cher qu'un café dans l'avenue Bourguiba , et donc il est plus rentable de continuer sa discussion dans la salle, ce qu'ils ne se gênent pas de faire d'ailleurs . Nous sommes encore très loin d'en avoir terminé avec l'éucation cinématographique des tunisiens, c'est cela justement le boulot des ciné-clubs et c'est justement ce qu'en majorité ils ne font pas.



Au nive
au de l'affluence elle est toujours aussi importante sinon meilleure vu que le nombre de salles a diminué , surtout que les organisateurs pour d'obscures raisons (mais faciles à deviner) ont décidé de mettre les films en compétition au mondial et au Rio . C'est à dire la salle minuscule de feu Bahaeddine Attia, et une salle grande mais dans un état très limite . Alors qu'il aurait été plus logique de mettre le colisée et l'Africart puisque ce dernier à deux pas de l'hôtel aurait mieux convenu au jury , tandis que le colisée est assez grand pour contenir la foule qui vient d'ordinaire aux films tunisiens et palestiniens (ça a coûté au mondial une vitre durant Leila's birthday). Ne parlons pas de la honte de présenter à Emmanuelle Béart la rue Ibn Kholdun , une des rues les plus crasseuses de la ville que le jury parcours tous les jours à pied (puisque c'est à deux pas) et qu'on n'a même pas pris la peine de nettoyer , ni de la bloquer à la circulation (charmantes les sorties de salle au milieu des voitures)

Pour en finir je passe directement aux films et au palmarès, je dois dire que celui-ci ne m'a pas beaucoup étonné , beaucoup feront la remarque que Whatever Lola wants de Nabil Ayouch a été complètement oublié mais en fin fe compte ça n'a rien d'étonnant puisqu'il est le seul des films primables qui avait vraiment l'air d'un film commercial, tous les autres avaient des sujets et des façons d'aborder ce sujet entre guillemets "alternatives". Je continue donc avec les films que j'ai vu par ordre chronologique. (je vous épargne les deux films durant lesquels je me suis endormie de fatigue)

Tokyo sonata de
de Kyoshi Kurosawa: probablement l'un des films les moins étranges de ce réalisateur, ce qui ne l'empêche pas d'être très original. L'histoire d'une famille japonaise normale  dont le père est licensié et qui petit à petit perd pied et se désagrège. Chaque évènement les pousse encore plus près de l'humiliation et on les voie impuissants en train de se débattre dans un marasme qui est la conséquence d'actions tout à fait ordinaires. C'est un bon mélange entre mélancolie et comédie.
La scène qui m'a le plus frappé étant la scène d'adieu entre la mère et son fils et où celui-ci lui fait le salut militaire , je ne me souviens pas d'avoir jamais ressenti un tel vide à la vision d'une scène

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California Dreamin' de Cristian Nemescu : une jolie farce , un film burelesque qui donne une vision assez juste de la politique étrangère américaine représentée ici à petite échelle par une anecdote au cours du conflit du Kossovo. C'est sympatique légèrement long . Au début du film on nous dit qu'il n'a pas de fin puisque le réalisateur est mort dans un accident avant de le terminer , ce que personnellement je n'arrive pas à croire car quiconque a vu le film ne peut penser qu'il lui manque une fin, quoi qu'il en soit ce film posthume a réussi à avoir le prix un certain regard à Cannes

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L'oeuf de Semih Kaplanoglu: J'allais regarder le film chinois, puis par un retournement de situation comment on en voit souvent aux JCC , j'ai fini par regarder le film turc, et je ne le regrette pas n'en déplaise aux autres spectateurs qui y ont assisté. Le spectateur tunisien est un spectateur de divertissement , il va au cinéma pour se divertir pas pour apprendre, jusque maintenant je ne comprend pas pourquoi mes collègues acceptent parfaitement de lire un bouquin pour apprendre (quitte à ce qu'il n'y ait pas beaucoup d'action dans l'histoire) et qu'ils n'acceptent pas la même chose de la part des film?
Enfin bref l'oeuf est une histoire de solitudes qui se rencontres de gens simples qui ne communiquent pas beaucoup leurs sentiments et leurs tristesses. Un homme perd sa mère et rentre au pays pour l'enterrer , une parente à lui étudiante , habite la maison où elle s'occupait de la défunte . A chaque fois qu'il  projette de rentrer à Istanbul un évènement se produit et le force à rester , mais a t-il vraiment envie de partir?

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The visitor de Thomas Mccarthy:   Rencontre entre orient et occident sous fond musical , film traitant aussi de la question des sans papiers . Un brin comique, un brin sentimental pas mière pourtant , intéressant au contraire



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Eldorado de Bouli Lanners: Difficile de trouver un titre plus éloigné de l'histoire très originale par ailleurs d'un road movie en Belgique intégrant un homme et l'ex drogué qui a essayé de le cambrioler . Un brin burelesque puisque les héros ne font que  tomber sur tous ce que le pays peut compter comme dingues et déséquilibrés (à côtés desquels ces deux originaux ont l'air parfaitement saints ) , c'est original , sincère et insolite

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Leila's Birthday de Rashid Masharawy

Tanit d'argent, et prix d'interprétation décerné à Mohamad Bakri qui ne l'a pas volé (sans doute l'un des meilleurs acteurs arabes) , ce film raconte la journée folle d'un juge "provisoirement" chauffeur de Taxi à Ramallah qui essai de garder son intégrité et son respect des lois et de l'ordre dans le chaos ambiant. Comme à son habitude Rachid Macharawi nous offre un film léger auto-critique , une thérapie par le rire. Bizzarement alors que j'aurai donné l'or en 2006 à son film "l'attente" il n'a eu que le bronze, et maintenant que j'aurai donné le bronze à celui-ci il a l'argent !
On remarquera aussi que le film co-produit par Attia le fils , a été l'occasion pour Latifa Arfaoui (ne me demandez pas pourquoi de faire son m'as tu vu sur scène avec l'équipe) décidément !



La stella che non cè de de Gianni Amelio: Un film qui part de "la bonne volonté" justement nommé buonavolonta  qui par simple honnêteté et générosité va jusqu'en chine car il croit pouvoir aider à réparer une machine défectueuse avec pour seul compagnon une interprète chinoise. S'ensuit un road movie émouvant et très humain sous forme de voyage initiatique pour cet italien qui tient magnifiquement la route grâce aux principaux acteurs  Sergio Castellito et Ling Tai



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La maison jaune de Amor Hakkar : Il obtient le prix spécial du Jury , je lui aurai bien aussi donné un prix pour la musique mais il y a eu beaucoup de bonnes musiques dans ce festival. Un film qui retrace le long travail de deuil d'une famille qui a perdu son fils , c'est plein d'émotion contenue, d'innocence , voir de naiveté, foncièrement optimiste il arrive à nous faire espérer quelque chose de meilleur.

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Pavee lackeen de Perry Ogden : J'ai eu beaucoup de mal à me convaincre que ce film n 'était pas un documentaire. Et pourtant c'est bel et bien une fiction avec scénario et tout le toutim qui décrit le quotidien de ces enfants du voyage. Lorsqu'il a été présenté, le présentateur l'avait comparé au style des Dardenne (sans doute avait-il en tête Rosetta) , personnellement je l'aurai plutôt comparé à "Etre et avoir" , car Perry Ogden a poussé encore plus loin le dépouillement et le réalisme dans la réalisation et la photo, joué par des acteurs non professionnels on peut les comparer aux enfants "d'être ou avoir" , ils ont certes été dirigés mais ils gardent le naturel des enfants lorsqu'ils jouent.

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The song of sparrows (la chanson des moineaux) de Majid Majidi
Desquatre films déjà réalisés par ce cinéaste , j'ai apprécié... les 4 .Ce qui est assez rare pour être noté. Ce cinquième film ne fait pasexception à la règle, il y a une leçon de vie à tire des déboires de cepère de famille licencié, on croirait que le destin se rit de lui , ilen est l'acteur mais à chaque fois aussi le perdant , et pourtant ilapprend de sa famille et de son entourage qu'il faut sans cesseremonter sur selle




Mascarades de Lyes Salem: qui a obtenu 3 prix: le prix du jury enfants, le prix de l'espoir féminin et le prix de la première oeuvre. Et de fait ce film transporte en lui la vivacité de la jeunesse. C'est une comédie légère rythmée menée tambour battant par un scénario et des acteurs qui ont le sens du spectacle  (on reconnait l'influence du vaudeville) . Ca se laisse regarder sans déplaisir



Extrait


Whatever Lola wants de Nabil Ayouch: la présentation de ce film au mondial a été surtout l'occasion d'un plébiscite tardif de Nabil Ayouch qui en 2002 avait eu son dernier film Ali Zaoua en compétition. Ali Zaoua n'avait rien obtenu (on se demande bien à quoi pensait le jury de l'époque) ça a d'ailleurs donné lieu à l'une de ces polémiques gigantesques dont seules fédérations ont le secret. Je parlerai un autre jour de ce petit bijou de film (celui qui ne l'a toujours pas vu a vraiment "perdu la moitié de sa vie") . Enfin bref on se disait que ce deuxième film nous offrirait l'occasion de nous racheter... pas de bol !
Certes c'est un film techniquement et narrativement irréprochable, bonne musique bons acteurs. Bref il me fait penser à un film de Will Smith , non par l'histoire puisqu'il s'agît de l'initiation d'une américaine à la danse orientale par une ancienne star du domaine mais par le côté mécanique bien huilée. Rien de choquant , rien de très polémique (on se demande bien quelle mouche a piqué les égyptiens pour l'interdire de leur festival).
C'est cela d'ailleurs qui l'a perdu pour les prix du festival.

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le destin de zeki demirkubuz : c'est une version très libre de l'étranger de Camus. Sauf que dans celui-ci le héros n'a pas commis de meurtre et s'en sort donc "honorablement". Le point positif du film c'est son acteur principal qui dépeint assez bien le portrait de l'homme absurde qui vit seulement d'ennui et d'envies . Le point négatif c''est le côté argumentatif du texte trop longs. Remarquez bien que je n'ai aucun problème avec les discours , mais encore faut-il qu'ils aient un jeu de scène derrière (pas des bonhiommes avachis sur une chaise) . Hamlet comporte par exemple des textes très longs , mais Brannagh en fait quelque chose de magnifique à regarder et à re-regarder, ce qui est loin d'être le cas ici.




Le sel de la mer de Anne marie Jacir
: Il m'arrive parfois d'avoir un avis complètement à l'opposé de tout le monde, c'est le cas pour ce film par exemple que tous ont trouvé très bien et qui a d'ailleurs gagné je ne sais plus quoi aux JCC , et a été apprécié même par mon journal fétiche "première" . Hé ben moi je ne l'ai pas aimé, je ne dis pas que je l'ai détesté ce n'est pas une catastrophe loin de là. Il y a une bonne histoire (une palestinienne d'origine et de nationalité américaine décide d'aller vivre dans la patrie qu'elle n'a jamais connue) , un bon sens de la narration , mais ça sent trop la démonstration , on a trop l'impression d'être guidé par la main pour penser tel ou tel chose. Non pas que les autres films ne le font pas , mais ils le font d'une manière un peu plus subtile

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Khamsa de Karim Dridi: celui là n'a pas manqué à la réputation qu'on lui a faite , je me rend compte à présent qu'on assiste au renouveau du cinéma tunisien à travers ces cinéastes tunisiens en France, influencés par la maturité du cinéma européen ils savent éviter les éceuils , les sentiers trop longtemps parcourus par nos  cinéastes parcourus par nos cinéastes au pays, ajouté à cela une bonne maitrise technique, des acteurs qui sont le personnage et ne le jouent pas et le tour est joué. Ici l'histoire d'un enfant à moitié gitan à moitié algérien , écorché vif , révolté, débrouillard et pourtant au plus profond de lui même il ne reste qu'un enfant.
Le film a eu le Tanit de bronze et l'espoir masculin pour Marco Cortes jouant l'enfant (et qui le mérite bien d'ailleurs)

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Un si beau voyage de Khaled Ghorbal:
Encore un film sur lequel je ne suis pas d'accord avec... tout le monde . Disons que 99% l'ont trouvé merdique (excusez le mot il n'est pas de moi) alors que je l'ai trouvé plutôt intéressant . Il raconte l'histoire d'un immigré qui aura tout raté, il a quitté la Tunisie pour réussir sa vie échapper un village de la banlieue de Douz, il rencontre en France une espagnole qui est sans doute l'amour de sa vie, rate sa relation avec elle, attrape une maladie apparemment incurable et rate de peu la retraite, retourne en Tunisie pour échapper à une mise à la rue et rate aussi son retour puisqu'il ne se reconnait pas plus dans ce pays qu'il ne se reconnaissait en la France , pire il y est rejeté. Tout cela avec le sourire, un sourire mi-triste mi-résigné. Mais tous cela fait partie du parcours initiatique qui le ramènera chez lui en plein sahara au plus près de la nature nue et brute , ce n'est que là qu'il se départira de son faux calme pour pleurer son honte et être enfin lui même. J'en profite pour remarquer que ça ne fait que la deuxième fois (en comptant la graine et le mulet) que j'apprécie tous les acteurs d'un film tunisien.
Il y a dans ce film, la banalité des gestes quotidiens qu'on peut voir au début de "la graine et le mulet" (encore lui) dans les films nordiques et dans certains films des années 60 , la ressemblance avec ces derniers est encore plus renforcée par la musique : un air de trompette strident . Comment souvent dans ces cas là j'ai en tête un film particulier dont le nom m'échappe complètement. Enfin bref c'est un style très français justement et c'est long il y a une bonne vingtaine de minutes à couper n'en déplaise au réalisateur , sans cette vingtaine de minute le film aurait été quelque chose d'original et sympatique, résultat il n'est que original .

En passant l'acteur principal Farid Chopel était véritablement malade sur le tournage (un cancer foudroyant) et a à peine eu le temps de terminer le film avant de mourir. C'était un artiste complet acteur et chanteur , son dernier spectacle reprenait cette citation: "A force de jouer la comédie on s'imagine que la vie est une farce , c'est vrai, mais il faut y croire, il faut y croire" comme j'ai pas trouvé de vidéo de "un si beau voyage" , je met la dernière pièce de ce
grand acteur
ne far
ce


Summer Book de Seyfie Teoman: C'est un film qui fait penser aux films iraniens par sa structure , sa fausse naiveté , sa concentration sur les plaisirs simples de la vie. Et pourtant il est turc!  l'été d'un enfant qui commence mal ses vacance en se faisant voler son livre parascolaire, aux prises avec un racketeur , une famille qui se désagrège , un père trop exigeant.



Teza de Haile Gerima:
Tanit d'or et il ne l'a pas volé d'après ce que j'ai pu constater à travers les brumes de mon sommeil. Film que j'ai vu in extrémis puisque au mondial durant la clôture et sans invitation et à forces de supplications devant le service de sécurité. D'abord les images que j'ai trouvé magnifiques dans ce film il y a une telle maitrise de la lumière , ensuite la narration pour donner une idée ça m'a fait pensée à "la saison de la migration vers le nord" de Taieb Saleh pour le côté "je saute d'une époque à une autre , d'un monde à un autre tout en maitrisant mon sujet à fond et sans fause note" . Ensuite beaucoup de choses ... les caractères bien dessinés avec une profondeur et une histoire derrière eux . L'histoire en elle même qui suit le parcours d'un chercheur éthyopien parti durant la dictature étudier en Allemagne et qui revient avec l'espoir d'aider son pays et se retrouvé confronté au dogmatisme d'un parti sanguinaire , d'une révolution perpétuelle (ça fait penser tiens au "dernier roi d'écosse même genre d'horreur en moins comique et plus élaboré). On fait des va et vients entre le héros revenu handicapé dans son pays sous la houlette de sa mère confronté aux superstitions/ intolérances villageoises et aux vélleités d'un régime et de rebelles va t-en guerre. la jeunesse de ce même héros en Allemagne entre hypocrisie éthiopienne , et hypocrisie et racisme allemands et sa propre lâcheté , des flashs backs d'une enfance heureuse , et la désillusion et l'horreur du retour en Ethyopie après le putsh.
 Et tout cela sans aucune fausse note. Le jury a parlé de Chef d'oeuvre, je ne suis pas loin de crier au génie






Voilà les JCC c'es fini, je parlerai une prochaine fois de films qui y sont passés mais que j'avais déhà vus

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