Sus aux JCC ! Pré-liste de films regardables 3 » ClairObscur | Bloguez.com

 Sus aux JCC ! Pré-liste de films regardables 3

24/10/2008


Plus je continue la liste des films regardables plus je déprime : il y a tellement de films que je rate et que malgré ma boulimie cinématique je ne verrai jamais.

Mardi


15h Le colisée Night Train de Diao Yi


Bande Annonce





15h ABC Y'aura-t-il de la neige à Noël ?

Film que j'ai vu il y a plus de dix ans, je me souviens juste de quelque chose de très attendrissant



Bande annonce

18h La maison jaune de Amor Hakkar (primé à Rotterdam)

Bande Annonce




18h Le rio Ein Shams de Ibrahim El batout (primé à Rotterdam)



18h Le colisée La solidad de jaime Rosales



Bande annonce

18h Africa: le destin de zeki demirkubuz




Délice Paloma et El dorado re- passent à 18h respectivement au Palace et à l'ABC

18h Ibn Rachiq : Intervention divine de Elia Suleiman

Un film iconoclaste difficile à apprécier. Il avait l'ouvertur des JCC de 2002 , à l'époque j'avais écrit ce petit textes :

Intervention divine D'Elia Suleiman - Palestine 2002-10-23 Prix du jury - Cannes 2002 Les voies de Suleiman sont impénétrables.

Aceux qui se sont retenus de crier « encore un film sur la causepalestinienne « et à tous ceux qui s'imaginent déjà à la sortie,révoltés par les exactions commises envers « le peuple frère &ami » les yeux rougis, la gorge serrée de sanglots mal contenus : cefilm est un produit dangereux pour tous les préjugés déclarés oulatents, à mettre hors de portée des lecteurs d'Harlequin. La seuleimage de martyr que vous verrez est une sorte de parodie de Matrix à lasauce palestinienne ( avec des croissants musulmans et des drapeauxpalestiniens pour arme contre l'occupant.) Le tunisien moyen applauditen bon spectateur et excellent supporter de la cause palestinienne.D'autres, attaqués dans leurs propres reflexes, finissent parcomprendre que l'on est en train de se moquer de de leur promptitude àcritiquer les clichés hollywoodiens du bien contre le mal alors que dèsqu'il s'agit de la Palestine les voilà qui adoptent allègrement cettevision simpliste primitive ( tout blanc, tout noir ) des américains. Làoù on s'attend à une critique incendiaire des israéliens au niveau desbarrages et des checkpoint, on reçoit une douche froide ; c'estexaspérant parfois, lucide et aussi humoristique souvent. Le cauchemardpalestinien devient alors une ballade au bras d'un israélien ivre, unjeu de chaises musicales entre les voitures, un ballet en chansons.Mais l'affaire palestinienne n'est elle pas en réalité une énormemascarade ? Oubliez donc toutes vos certitudes car les films vous lesarracheront une à une, oubliez les images de martyrs et de lanceurs depierre car ce fim n'est pas là pour satisfaire notre curiosité morbide,il ne vient pas participer à l'éternelle cérémonie funèbre que nous célébronsdepuis le siècle dernier, à cette sacralisation de peuple palestinienet de tous ce qui peut s'y apporter. Ce film nous obligent à voir desêtre réelles faits de chair et de sang et non pas de nos rêves, nosfrustations et nos révoltes, des êtres qui comme chancun d'entre noussont un mélange variable de bien et de mal ( si la différenciationexiste ) et non pas des saints qui ont dès la naissance leur ticketpour la paradis. Ce film nous apprend que rien n'est acquis et nousprive de nos petits reflexes si commodes : de l'histoire d'amour ( sion peut appeler ça ainsi ) silencieuse où l'on ne voit que des mainsqui se caressent à l'infini en passant par des scènes de violence oùl'on ne voit jamais la violence proprement dite. Et l'on se sent bêtecar à l'instar des communs des mortels, en chien de pavlov, on attendle sexe et la violence comme une chose entendue entre nous et lesréalisateurs et à laquelle ces derniers en bons commerciaux répondentavec une régularité constante. Et l'on hait ce film qui dérange nospetites habitudes nous faits des pieds de nez et nous lance notrebanalité et notre bêtise au visage. Vous retrouverez ici aucun filmconducteur, aucune piste balisée, aucune sortie de secours, aucunehistoire d'amour pour remonter le moral des troupes : il vous laisseradérouté, perdu, hésitant. C'est une façon comme une autre de couperl'herbe sous les pieds des adolescentes romantiques en mal d'amour,aucun espoir non plus n'est permis comme le montre l'image du père Noëlpoignardé au début du film car les palestiniens ne croient plus au pèreNoël, le père noël est un mensonge, le père Noël est mort. Il ne vousrestera ni les larmes ni la révolte mais une image : celle du ballon àl'effigie d'Arafat qui vole allègrement vers le mirador du checkpointavec le soldat israëlien en prime qui appelle son supérieur :« commandant, il y a un ballon qui essaye de passer, est ce qu'on doitl'abattre ? » Il vous restera peut être aussi une phrase : « je suisfou parce que je t'aime ».
 on dit toujours que seul les fous sontlibres, il faut donc être fou pour aimer ce film.


19h 4ème Art Mémoire d'une femme de Lassad Oueslati (faucon d'argent à Rotterdam)

j'ai même pas réussi à trouver l'affiche du film

21h Le mondial Leila's Birthday de Rashid Masharawy



J'ai pas trouvé de vidéo , mais de la part du réalisateur de ticket to jérusalem et de l'attente, personne n'en a vraiment besoin

21h Le colisée : Entre les murs  (Palme d'or 2008)



Bande Annonce


21h Africa: Confession de Zeki demurkubuz



21h Le palace: Aller vers le soleil de Yesim Ystaoglu




Bande Annonce

The visitor repasse également à 21h sur Ibn Rachiq

Category : Cinema | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |