J'ai lu en 2007
18/1/2008
J'ai pas vraiment eu le coeur à lire cette année , ou en tout cas je n'arrive pas à me souvenir des titres de tous les romans que j'ai lu , en voici simplement deux
Chicago de Alaa Al Aswanay

ou le patchwork de personnages , le retour.
J'avais déjà bien aimé L'immeuble Yacoubian , sans enthousiasme extraordinaire (pour des raisons que j'avais déjà expliqué) mais Chicago a achevé de me convaincre que Al Aswany possédait un talent certain de narrateur, de conteur d'histoires. on voit l'amour que porte Al Aswany à ses personnages dans la description de leurs personnalités comme un tableau qu'on peint soigneusement trait par trait, et qui ne se révèle qu'à la fin du livre
On est tellement pris par ces destins qu'il crée qu'il m'arrivait parfois de sauter les chapitres parlant du deuxième personnage pour voir ce qui arrivait au premier.
Des personnages iconoclastes extraits d'une micro-société en exil dans laquelle on retrouve finalement les mêmes travers les mêmes relations que ce qu'ils avaient laissés chez , le mal du pays en plus. Car pour beaucoup c'est aussi une chance un échappatoire à leurs conditions mais pas une échappatoire à leurs travers ni à leurs caractères. Rien ne change en nous en définitive, seul le regard de l'autre change et pousse à s'exprimer et à évoluer.
Je croiserai les doigts pour que cette fois-ci celui qui se mêlera d'adapter le bouquin aura au moins autant de talent que son auteur.
Zoli de Colum Mc Cann
J'ai pris ce livre parce qu'il parlait d'une culture qui m'intéresse énormément, la culture Rom. Et c'est ce qu'il m'ait resté de l'histoire c'est effectivement toute la grandeur, la théatralité et la grâce de cette culture orale et sans livres.
Tout commence par l'histoire de Zoli petite fille tzigane qui à 6 ans échappe de près à l'anéantissement de toute sa famille par les hlinkas des facistes slovaques, ne reste que son grand père tous deux retrouvent leur communauté où son grand père enfreint une règle primordiale apprendre à Zoli à écrire et à lire. Car la culture Rom est celle de l'oral et pas de l'écrit. Cette apprentissage sera à la fois pour elle une chance et une malédiction. Au milieu de la guerre froide et de l'idéologie communiste , Zoli chante et écrit l'histoire et la vie de son peuple en poèmes . Découverte par un jeune anglais , il enregistre ses chansons et ses écrits et la fait remarquer par le parti pour qui elle devient "le parfait poète prolétarien" . En effet qui a t-il de plus miséreux qu'un ouvrier sinon les gens de la route.
Mais cette soudaine prise d'intérêt tourne mal et Zoli finit par être complètement rejeté par son peuple, ni tzigane , ni gadzi (étrangère) une rien du tout.
Il st étrange que dans ce bouquin de 328 pages , je n'aie retenu que l'art d'être Rom , ni le personnage de Zoli, ni celui de l'anglais ni aucun des rôles secondaires , comme si la culture Rom était à elle seule un personnage.
Mais je trouve aussi que c'est une faiblesse du roman , j'ai l'impression que Colum Mc Cann a trop bien réussi à nous transmettre sa découverte de cette culture en négligeant ses personnages qui passent au second plan, c'est ce qui m'a donné l'impression que le roman avait beaucoup de hauts et de bas , jusqu'à plonger totalement lorsque Zoli s'installe en Italie et quitte le monde des gens du voyage.
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