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Best of films 2008

Added 11/1/2009


Trop scotchée sur internet, cette année on ne peut pas dire que j'ai fait beaucoup d'efforts pour suivre l'actualité ciné, mais je me suis quand même arrangée pour voir quelques films pas mal alors voici le top 2008 pas dans l'ordre évidemment (j'ai pris comme référence les dates de sortie en France pour déterminer l'année)

No country for old men, par les frères Coen


Ce qui ne cesse de m'étonner avec les frères Coen , c'est que les constantes dans leurs films: descriptif des bizarreries de l'Amérique profonde, comme s'il s'agissait d'un "pays exotique", une caméra objective qui fouille tout en gardant une certaine distance... Enfin que ces constantes n'empêche absolument la très grande diversité des films et des styles des frères Coen.  Ici en l'occurence c'est un film très sobre qui narre  l'envie, la volonté de se conformer au rêve américain, la peur emmènent des américains à priori normaux dans un cercle de violence inoui sans fin, malgré tous les efforts du sherif du coin pour ramener tout ce monde à plus de mesure. C'est la vieille amérique face aux folies de notre temps, qui sent son pays lui échapper.

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Mesrine de Jean François Richet



C'est un film historique et biographique, qu'on se le dise, on est là pour apprendre les évènements qui ont jalonné la vie de Jacques Mesrine , ennemi public n°1, fût un temps, et pour avoir ce qui a contruit le personnage et le mythe. Mais ce n'est pas seulement ça, c'est aussi un polard à suspens terriblement efficace.
Le film est en deux volets: Ennemi public n°1 et L'instinct de mort.

Bande annnonce 1
Bande annonce 2

Gomorra de Matteo Garrone



Une chronique de la Camorra: la cosa nostra en moins hierarchisé et plus napolitain. au travers de portraits de plusieurs personnages le film nous entraîne dans la spirale de violence de cette mafia, sans pour autant perdre le côté documentaire qui pointe du doigtla misère, la ghettoisation , la quête du profit à tout prix, le chômage et le surendettement.
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In Bruges de Martin McDonagh



Une comédie sous fond de thriller: deux tueurs sur gages anglais vont se planquer à Bruges (en belgique) après un meurtre qui a mal tourné sous l'ordre de leur boss,  avec des personnages aussi divers et inclassables qu'attachants , avec une réflexion sur la perception des individus et des lieux et ce qu'il en reste.

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Khamsa de Karim Dridi



J'avais déjà parlé de cet excellent film tunisien qui a eu le Tanit de Bronze aux JCC

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 it’s a free world de Ken Loach



J'avais déjà également parlé de ce film qui vient questionner les valeurs de chacun et comment on peut passer de l'autre côté de la barrière sans même s'en rendre compte

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Julia de Erick Zonca



Ce film repose presqe entièrement sur les épaules d'une femme Tilda Swinton: histérique, volcanique, folle, dure et humaine à la fois. Elle s'est accrochée à son personnage d'alcoolo qui cherche à tout prix sa chance et son rêve américain quitte à jeter dans le puits tout ce qui faisait d'elle une personne , croyant pouvoir renaître de ses cendres grâce à l'argent comme ce qu'on enseigne à la télé réalité. Elle s'embourbe dans une histoire d'enlèvement complexe avec plusieurs morts à la clé, et s'y accroche comme un demi-mourant à la voiture de son chauffard jusqu'au sursaut.

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 Juno de Jason Reitman



Cette Comédie bien enlevée, aux dialogues savoureux raconte le parcours d'une ado enceinte qui veut faire adopter son bébé. C'est drôle et se re-voie sans problèmes plusieurs fois de suite.
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 La  zona de Rodriguo Pla



Terrifiant film imaginaire? sur les banlieux sécurisées.

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Cherry blossoms de Doris Dorrie


Délicate ode au souvenir et à l'esthétisme

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Soyez sympasrembobinez de Michel Gondry



Ca fait drôlement penser à VHS Kahloucha (peut être un peu trop) , c'est drôle, rythmé et efficace.

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There will be blood de Paul Thomas Anderson



Ca m'a fait pensé au film Géant avec James Dean , en plus long, mais les décors, l'histoire en elle même sont impressionnants, une vraie saga.

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Mensonges d'Etat de Ridley Scott



Un film à suspens, très prenant efficace , avec quelques bonnes analyses de l'actualité.

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Californiadreamin' de Cristian Nemescu



Une comédie légère sur les relations de l'Amérique avec ses pupilles, tellement légère , que la fin est un véritable choc. pour le coup ça me rappelle " les démons à ma porte" film chinois dont je reparlerai un de ces quatre
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Into the wild de Sean Penn



L'appel de la vie sauvage , mention spéciale à Emile Hirsch, tout à fait crédible en jeune chien fou, qui à force de vouloir à tout prix être authentique et enlever les couches superficielles que la civillisation lui a collé , finit par se perdre lui même
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Les liens du sang de Jacques Maillot



L'éternelle histoire des frères ennemis , l'un flic l'autre criminel. Je la trouve beaucoup mieux réussie et plus prenante que "La nuit nous appartient" par exemple

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Top 2008 MP3 indie

Added 6/1/2009


Voici très rapidement, parce que ma conscience me titille de laisser mon boulot en plant un bref aperçu du TOP 2008 des MP3 indie, pas dans l'ordre évidemment et avec les MP3. Je mettrai les pochettes d'album et la playlist un peu plus tard. C'est un Top 32 , j'ai la flemme de chercher les deux à jeter.

Sam Phillips - Sister Rosetta Goes before us


Shearwater - Rooks

                 - Leviathan


The tallest man on earth - Where do my bluebirds fly

                                    - I won't be found


Max Vernon - I kissed a girl

Anne Grey - Adelaide

Fleet Foxes - Your protector


The lord dog bird - The gift of song in the lions den

François Virot - Say Fiesta

The dodos - Fools

Tindersticks - Boobar

Jill Tracy - Haunted by the thought of you

Laura Marling   - Ghosts

Lex Laund -
River

Baby dee - Safe inside the day


Tuneyards - FIYa


Soltero - Out at the wall


The walkmen - Red Moon


Gossamer Albatross - theground will take us down


Final Fantasy - Ultimatum


Veda Hill - Luckylucky


The steeldrivers - If ithadn't been for love


Pale Young Gentlemen - Marvellousdesign


Orouni - Stomachattack


Wolf parade - call it aritual


Micah P Hinson - When weembraced


Beach house - Heart ofchambers


Horse feathers - Curs inthe weeds


Department of eagles - No onedoes it like you


Emily jane white - Hole inthe middle


Islands - The arm


Mystery jets - Bleedinglove


Rye Rye & MIA - Tic Toc

EDIT: j'ai oublié deux autres titres don ça devient un top 34

The felice brothers -
Frankie's Gun
Blind Pilot - Oviedo
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Ticket to Palestine

Added 29/12/2008


Par référence à "ticket to Jerusalem" de Rachid Macharawi le réalisateur palestinien né à Gaza, voici un petit aperçu des films de ce réalisateur  , étonnant qu'on puisse avoir une telle lucidité dans un tel chaos.

Extrait d'interview
"Because the law was still the Israeli soldier on the street, they can take you, put you in jail, and you are not allowed to ask why. They can forget you inside. But I also discovered early the power of the moving image, and telling about our situation by art, not violence or shootings, but in this language I can tell my story - our story. In this media, it will bring us somewhere."

"Even if I will stay all my life in the camp, I am standing on Jaffa ground in the camp because I'm a refugee with a problem, and we are working to solve this problem. We did not yet, but the problem still exists. But if we did not solve the problem, and suddenly the problem does not exist anymore, than how could we solve it? So when they make this Peace Process I feel like someone takes the ground - which is Jaffa -out from under my feet in the camp. I'm still in the air, on nowhere in the camp, and this connection between me and Jaffa - they cut it. It's clear, any further agreement, they will not talk about Jaffa now, so it is clear that refugees will stay refugees, they will not move anywhere. They will change the title, not of the house, family or neighborhood, just it is not the Israeli Occupation, but Palestinian Authority, or State in the future. It's not Jaffa."

Ticket to Jerusalem
L'histoire est celle d'un projectionniste palestinien qui va de camp en camp de réfugiés pour diffuser des films aux enfants . Une prof l'approche un jour pour qu'il fasse une projection à Jérusalem même . C'est le début de l'aventure, comment être autorisé à entrer à Jérusalem en étant palestinien , comment trouver le matériel nécessaire pour la projection, comment vit une palestinienne dont la propre maison est occupée (elle occupe le rez de chaussée , une famille israélienne le premier étage)
C'est la vie quotidienne et son lot d'exaspérations , de disputes, de petits ennuis , qui sont en réalité le vrai personnage principal de l'histoire.





L'attente




Un réalisateur palestinien , s'apprête à quitter les territoires occupés pour toujours , fatigué de la cause palestinienne , il finit par accepter malgré lui une dernière mission auditionner des acteurs palestiniens dans les camps de réfugier pour le futur théâtre palestinien. Un vrai démarrage à l'iranienne (typique des films iraniens ) somme toute, une situation rocambolesque qui va mener le héros plus loin qu'il ne le veut et dont il va ressortir une symbolique sur les personnalités des individus et les relations humaines. Dans notre histoire donc le réalisateur se heurte à chaque fois à des situations difficiles absurdes pour aller dans les camps de jordanie, du liban , de syrie , etc. Flanqué de deux militants de la dernière heure de la cause palestinienne en guise de cameraman et d'assistante : il demande aux acteurs et pseudo acteurs de jouer "l'attente".

Qu'on se le dise , c'est mon film préféré de Rachid Macharawi, d'abord parce qu'il n'y a pas de pause dans ce film on passe direectement de la crise de fou rire aux moments d'émotions, ensuite parce qu'il donne une idée sur les réflexions et les espoirs des réfugiés des camps qui n'ont qu'une idée en tête rentrer.
Et puis surtout pour la plus savoureuse des fins: l'équipe bloquée encore une fois hors des frontières pour des raisons toujours inconnues demande ce qu'elle doit faire et on lui : "il faut attendre , attennndre..."

Encore un extrait d'interview
Le personnage du caméraman est issu d’une famille de martyrs. Est-ce pour représenter le passage à la guerre des images ?
C’est d’avantage pour moi le moyen de critiquer comment lespalestiniens font du cinéma. Deux de ses frères sont en prison, et sononcle est mort en martyr : si vous cherchez un bon opérateur, unmaître, on vous présente alors une personne dont tout le monde dira« C’est le meilleur ! Il filmait quand Israël a bombardé l’antenne detélévision ! Il a deux frères dans leurs prisons ! Son oncle est morten martyr ! ». Drôle de manière de choisir son caméraman… Ca en ditlong sur notre société.
La journaliste, nièce du directeur du futur théâtre, est-elle moins làpour faire son travail que pour pouvoir passer les frontières et avoirl’occasion de revoir son père.
Comment est-il possible de faire du cinéma dans cette situation, quandtout ce qu’on attend d’un cinéaste est qu’il relaie l’Intifada, lamartyrologie, et supporte le drame palestinien dans son ensemble ? Nousaimerions faire des comédies, des satires, mais c’est impossible aveccet état de faits. Alors j’ai voulu parler de cinéma, du cinémaPalestinien.

Votre personnage principal est très ironique faceà ce projet (imaginaire) de « Théâtre National Palestinien », unThéâtre National pour une nation qui n’existe pas, et dénonce lesfinancements européens.
C’est que la cause palestinienne défendue par l’Europe n’a pour nousaucune valeur. Nous n’avons pas le sentiment d’être soutenus pour quenous puissions à terme maîtriser notre destin, mais de l’être parce quec’est « à l’ordre du jour ».
Si on nous aide à financer une télévision ou une radio par exemple, etqu’un jour Israël bombarde ces installations, il suffit alors pour euxde nous supporter à nouveau pour reconstruire tout ça. La question neserait-elle pas d’avantage de construire la nation palestinienne ?C’est politique, chacun veut être moralement sauf en faisant quelquechose. Alors ils nous aident à bâtir un aéroport, puis lorsque Israëlbombarde cet aéroport construit avec l’argent européen, l’Europe ne ditpas un mot. Idem pour le port de Gaza, bombardé - plus rien - puisremis en chantier. Ils ne nous aident que parce que nous figurons dansleur agenda…

Leila's Birthday



J'avais déjà parlé de ce film très court et sympathique découvert lors des JCC, une journée dans la vie d'un ex-juge intégre et droit actuellement chauffeur de taxi à Ramallah ,  et sa confontation avec les absurdités de l'administration palestinienne et de la vie dans les territoires.

Intervention divine de Elia Suleiman

Celui là aussi j'en ai déjà parlé lors des JCC, faut-il rajouter que je l'adore?



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Un film qui n'est pas palestinien mais qui aurait dû l'être

Private de Saverio Costanzo



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Une histoire qui aurait pu être réalisé par Rachid Macharawi, et qui s'avère être réalisé par un italien  inconnu au bataillon et dont c'était la première réalisation... ça une première réalisation! c'est à ne pas y croire!
Un huis clos qui vous tient en halène du début jusqu'à la fin, où tout à un sens où chaque scène est étudiée. Chapeau!
L'histoire raconte celle d'une famille palestinienne ordinaire habitant dans une villa en haut d'une colline, cette villa est réquisitionnée par l'armée israélienne : ils ont alors deux choix soit rester mais vivre dans une seule pièce de la maison : le salon. Soit partir (c'est d'ailleurs ce que des voisins à eux ont fait) . Le père (campé par le magnifique Mohamed Bakri acteur également de Layla's Birthday) intègre et têtu tient absolument à rester avec toute la famille dans la maison, s'ensuit une cohabitation houleuse entre vexations , peurs,  et dialogues silencieux . Et où chacun réagit différemment : le père dans la résistance silencieuse, la mère dans la panique, le fils dans la violence, la fille au début dans la révolte mais ensuite dans l'observation  de ses curieux voisins , différents et semblables, cachée dans une armoire.
 C'est un microcosme de société qui vit là , le conflit israélo-palestinien dans une villa à un étage, à la fin surtout la réaction des israéliens est celle d'enfants insociables et terriblement seuls sans maison et sans famille qui s'en approprient une et pleurent quand ils doivent partir.


Et last but not least, le seul film israélien que je suis arrivée à trouver en Tunisie:

The bubble de Eytan Fox

Bon , il faut vraiment être muni d'un minimum d'ouverture d'esprit pour voir ce film, et surtout ne pas être muni d'une calculette à la place du cerveau à compter les points entre palestiniens et israéliens.



Pour moi ce film se divise véritablement en deux parties : la première est géniale , la deuxième est trop convenue à mon goût. La première partie donne une idée sur la vie dans la bulle (surnom d'un quartier branché de Tel Aviv) , et l'activité des jeunes israéliens pro-palestine à travers deux jeunes gays et leur copine (hétéro ), leurs confrontations avec les sionistes notamment dans les check points et aussi leurs propres contradictions (bien que la contradiction passe juste en flash), le style est rythmé et arc-en-ciel  façon téléfilm allemand avec les niaiseries mais ces niaiseries appartiennent véritablement aux habitants de la bulle qui se sont isolés de la dure réalité pour pouvoir vivre leur jeunesse malgré tout.
Dans cette première partie également commence le traitement de l'histoire d'amour entre un ancien appelé sur les checkpoints et un jeune palestinien (oui, oui ils sont gays tous les deux) , comment est ce que le réalisateur a réussi à représenter ça, sans fausse note , sans condescendance et sans (trop) d'idéalisme on se le demande .
La deuxième partie , à partir du retour du palestinien chez lui en fait, est à mon avis trop convenue, comme fabriquée spécifiquement, elle ne sort pas naturellement, mais ça n'empêche pas le film d'être à voir.

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Cine Latino

Added 27/12/2008


Décidément , ma paresse me perdra. Il y a de cela une semaine déjà, j'ai assisté à un spectacle de tango argentin. La dernière fois que j'en ai vu un il y a un an, cela a été prétexte à parler des films et des livres qui ont montré de la meilleure façon l'érotisme et le désir ici. Cette année ce sera moins chaud on va faire le tour du cinéma latino américain.

Et on commence avec la plus melting pot des production, une œuvre brésilienne, chilienne , péruvienne, argentine , américaine, j'ai nommé "Carnets de Voyage" de Walter sales.




Je trouve perso que l'affiche ne correspond pas au film , elle est seulement là pour faire plus de pub autour du personnage principal. En effet il s'agît d'un intermède de la vie de Ernesto Guevara avant qu'il ne devienne le Che, et d'un voyage qu'il a entrepris à travers l'amérique du sud alors qu'il était étudiant en médecine, avec un copain médecin aussi , sans aucun sou en poche et sur le dos d'une moto déglinguée surnommée la vigoureuse. Le film est tiré des mémoires du Che.
C'est un road movie qui se laisse regarder avec plaisir , avec ses paysages magnifiques, ses personnages tous différents et tous semblables représentants d'une même Amérique latine, ses clins d'oeil au futur Che par la profonde humanité et le manichéisme (au sens figuré) du personnage .

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Les brésiliens

Central Do Brasil de Walter Salles
Encore un film de Salles,  . Un film incroyablement émouvant , sur  la rencontre d'une femme bourrue qui ne croit plus à grand chose ancienne institutrice,  écrivain public à la gare centrale de Rio, et d'un garçon têtu et droit qui vient de perdre sa père et qui part à la recherche de son père .
Certes l'histoire peut paraître un peu conventionnelle , mais le duo d'acteurs Fernanda de Montenegro et Vincencius de Oliveira en font quelque chose de magique. Mieux le film a su s'intégrer complètement dans la réalité sordide du Brésil en lui redonnant un visage tout en maintenant le cap de ce road movie. Magnifique travail sur les couleurs et les lumières soit dit en passant.



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La Cité de Dieu de Fernando Mireilles et Katia Lund

Ce film qui fonctionne comme une autobiographie , un docu scotché à la réalité, au dynamisme époustouflant, comme le tir d'une mitraillette , une matraque qui vous met KO. C'est le parcours et le passage à la vie adulte d'un enfant noir des favelas de Rio comme nombre de ses amis il fréquente les malfrats , fait plus ou moins partie de leur monde. Sauf qu'ici nos ne voyons pas ce monde par les yeux de n'importe qui, c'est gamin intelligent aspirant photographe à l'oeil malicieux qui nous mène par la main et nous fait voir l'ironie, le sourire dans la violence la plus atroce. C'est véritablement jouissif !





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Extrait

La vie peu ordinaire de Dona Linhares de Andrucha Waddington

C'est le moins qu'on puisse dire de cette dame marié à un vieux ronchon paresseux dans un village perdu, et qui accumule les "maris" et les enfants de différents de différents maris, c'est sympathique , léger et ça fait plaisir.




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Le cubain

Fraise et Chocolat de Juan Carlos Tabio et Tomas Guiterrez Alea

Ça fait un bout de temps que j'attendais l'occasion de parler de celui-ci, un film extraordinaire bardé de prix, qui parle de la rencontre un artiste intellectuel et gay, et d'un jeune homme élevé façon Castro, révolutionnaire et hétéro.
De ce qui débute par une opposition : (glace à la ) Fraise et (glace au) chocolat . Et qui se transforme sous nos yeux , c'est un film culte émouvant au possible et à voir absolument.




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Les mexicains

Amours chiennes de Alejandro Gonzalez Inarritu

Malheureusement , j'ai beaucoup de mal à me souvenir des détails de ce film à part qu'il est génial et qu'il raconte plusieurs histoires qui tournent autour du thème de l'amour, mais un amour dégradant qu'il soit en lui même dégradant ou que les protagonistes vivent une situation dégradante par ailleurs. C'est faible , mais bon.




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La zona de Rodrigo Pla

J'ai vu le film y'a pas trop longtemps, c'est une sorte d'enquête policière à suspens sur fond de critique sociale . L'institution de zones résidentielles  auto administrés avec leur propre police et leur propre juridiction, augmente le fossé entre les classes sociales et entre quartiers pauvres et zones. Un incident , l'introduction de jeunes délinquants dans la zone, va être l'élément déclencheur de la critique du système , de la société. De ce qui est parti d'un besoin de protéger le droit et qui a finit par un totalitarisme aveugle et la négation de tout droit. Incisif! On a vraiment peur du coup.




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Les argentins
Deux films de Carlos Sorin qui ont un point commun qui est de raconter des histoires très simples à la base mais qui accrochées à l'humanité de ses personnages comme à une bouée de sauvetage
Le premier film est un ensemble de trois histoires: un vieil homme à la recherche de son chien, un homme qui va apporter le gâteau d'anniversaire à la femme qu'il aime, et une jeune femme gagnante d'un jeu télévisé
Le deuxième film raconte l'histoire d'un homme la cinquantaine au chômage qui se voit offrir un chien de race et décide de le faire participer aux concours.

Historias Minimas




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Bombon le chien



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Le fils d'Elias de Daniel Burman
Je déteste répéter ce que d'autres ont dit, mais c'est totalement vrai, ce film est par un cousin fictif de Woody allen , pour le côté journal intime, pour le personnage principal introspectif hésitant, pour le côté joyeux bordel, pour la quête identitaire (notamment à travers le père)



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Le péruvien

Dias de Santiago

Un film assez dur puisqu'il tourne autour d'un anti-héros , soldat de métier au chômage qui se confronte au monde réel comme un innocent se confronte au monde de la prison: indigné et révolté.



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Europa: bilan des JCE

Added 29/11/2008

Ces Journées du cinéma européen m'ont mis sur les genoux puisqu'ils venaient juste après les JCC , un bon crû malgré tout . L'équipe de Cinéfils c'était chargé de la présentation impeccable d'ailleurs, j'ai vu des présentateurs aux JCC qui avaient l'âge de mon père et s'en sortaient moins bien . Quoique au lieu de nous demander de ne pas faire de photos durant la projection ils auraient mieux fait de nous inviter à ne pas parler durant la projection , puisqu'on a eu droit à de nombreuses discussions à haute voix et en live , un service de sécurité à l'intérieur de la salle ce serait pas du luxe.
Autre bémol la qualité de la projection: trop de films en DVD et trop de couacs dans l'utilisation des DVD's, dommage pour certains films que j'aurai volontiers revu en 35 mm, et pour le film Alice qui a carrément été annulé
Donc voici la première parie du bilan en attendant la fin des JCE mercredi prochain

Les films Européens

Un secret de Claude Miller




Avec une flopée d'acteurs archi-connus : Cécile de France, Ludivine Sagnier, Patrick Bruel...
Mais ce n'est pas ça qui a sauvé le film de l'ennui profond dans lequel il m'a plongé. Certes la mise en scène est impeccable, mais quand on le secret en question est divulgué dès la première demi-heure et qu'on passe l'heure qui reste à ressasser des clichés sur la shoah ... On s'attendait à mieux de la part du réalisateur de Betty Fisher et de la classe de neige.

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Cherry Blossoms de Doris Dorrie




Un film qui suit deux axes: le premier nous parle de la difficulté du deuil et nous apprend à vivre avec les morts. Une femme déjà grand-mère Trudi apprend que son mari Rudi va bientôt mourir et n'arrive pas à le lui dire , et finit par mourir sans le lui apprendre c'est alors que commence pour Rudi le travail de deuil , il accompagne sa femme dans ce qu'elle aime faire et voir , apprend à la connaitre telle qu'elle était, chose qu'il n'avait pas fait de son vivant. Au grand dam de ses enfants , ces grands égoistes qui parlent d'amour en commençant par "moi je" alors que Trudi et Rudi commencent par "elle/ lui"

Le deuxième axe est une célebration de l'esthétisme , la réalisatrice qui est une fan de l'art japonais nous emmène à la découverte de la danse butô , et des cent vues du mont Fuji et de la musique japonaise à travers une magnifique BO (celui qui me trouve le mp3 de Chinsagu no hana de Ryuichi Sakamoto est mon héros)

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Formidable de Dominique Standaert



Une sorte de Road movie gentillet entre un naif au chômage et un père déboussolé tous les deux pris dans des dificultés inextricables et dont ils finissent miraculeusement par sortir. Ce qui aurait pû être très sympa n'était ce des longueurs inutiles en cours de chemin et n'était aussi l'acteur qui en voulant jouer les naifs souriants a fini par me taper sur les nerfs.

Northern Light de David Lammers




Ca fait penser aux frères dardenne par le style , une caméra à l'épaule près du corps qui fouille dans les sentiments des protagonistes sans te guider . Un père et un fils endeuillis qui ont perdu la mère et la fille dans un accident . Un père qui se réfugie dans le mutisme et dans sa salle de sport, un fils qui n'a plus d'autre recours que la provocation. C'est simple et émouvant en même temps. Ca un premier film! je serai curieuse de voir le dixième.

Diari de Attilo Azzola

Des confessions d'adolescents sous forme d'un conte des temps modernes , des Amélie Poulain en puissance , un film qui souffre un peu du manque d'expérience de ses acteurs en majorité des adolescents qu'on a formé sur place . Histoire d'une jeune fille abandonnée par son père dix ans plutôt , lorsqu'il revient elle va suivre ses cours de théâtre incognito, suivi de l'histoire du chagrin d'amour d'un jeune d'origine tunisienne dessinateur amateur  de manga . Les deux protagonistes se retrouvent dans la troisième histoire.



Les figurants de Michal Kewienski

Une radieuse comédie sur le choc des cultures entre une équipe de tournage chinoise et des figurants polonais . C'est très caricatural , léger et ça fonctionne.


 


Something like happiness de Bohdan Slama

C'est mon coup de cœur parmi les  films européens , un vrai plaisir à regarder que cette histoire de jeunes voisins miséreux vivant dans un même immeuble qui s'entraident , souffrent du malheur des autres , il y a tant de personnages à raconter une mère incisive mère poule qui veut assurer le bonheur de sa fille envers et contre tous, le père au chômage bienveillant un brin naif , il y a la tante un brin mamma à l'italienne accrochée à ses pierres, la jeune voisine à moitié folle négligeant ses deux jeunes enfants pour un homme marié, la jeune fille  qui pousse la tendresse jusqu'à prendre ces enfants pour un temps inconnu mettant entre parenthèse son propre avenir . Et puis il y a le jeune voisin sans-le-sous, le crève-coeur celui pour qui vous tomberiez volontiers amoureuse ,  l'épaule secourante ,  le perdant de toutes les batailles.

Et puis il y a le bonheur fragile ordinaire, celui qui transparait en filigrane  dans les insterstices du malheur, celui qui nous échappe des mains à chaque fois, celui qui est espoir. Une mention spéciale pour les acteurs tous parfaits des enfants aux vieillards c'est à ne pas y croire.




Bande annonce en allemand

Extrait

En bonus des MP3 de la BO:
I'm on the corner of your mind
Okolo hradista


Et puis les touristes de Robert Thalheim
Un allemand Sven vient faire son service civil à Auschwitz, il doit s'occuper d'un juif ancien prisonnier du camp dont l'ocupation principale est de réparer les valises de ces anciens compagnons morts et de mettre les bâtons dans les roues de Sven. Une façon bien plus originale d'aborder un thème rabaché cent fois. On y voit comment le devoir de mémoire est traité en buisness quand ce n'est pas en corvée, on y voit l'oubli et la difficile adaptation des anciens, et puis les touristes dans les anciennes rues des baraquements et la vie continue sur le terrain de la mort.




Bande annonce

Un franco 14 pesetas de Carlos Iglesias

Une famille espagnole dans les années 60, le père immigre en Suisse pour trouver du travail, ce filme tendre et drôle est une histoire vraie mais ce qu'on ne nous dit pas directement c'est que c'est l'histoire des espagnols mais c'est aussi la nôtre : l'émerveillement des espagnols devant la propreté , les moeurs et les techniques modernes de la Suisse de l'époque, c'est aussi celui des immigrés tunisiens d'une certaine époque. Le film d'ailleurs finit sur une galerie de photos représentant les immigrants d'hier (les espagnols) , et les immigrants d'aujourd'hui (les africains maghrébins et asiatiques)
C'est simple sans prétentions et efficace, pas mauvais pour une première réalisation de cet acteur espagnol




Films Tunisiens

Cinécitta de Ibrahim Letaief

J'ai bien failli crier Alléluiah en plein film. C'est bien la première fois que je regarde un film tunisien du début à la fin sans avoir absolument aucune remarque sur quoique ce soit. Par quoi commencer!: Il y a l'histoire d'abord une comédie conçue comme une paraodie truffée d'hommages au cinéma italien : La Dolce Vita, le voleur de bicyclette, la vie est belle , je crois avoir reconnu Rome ville ouverte même si je n'en suis pas très sûre. Et les Blues Brothers qui n'est pas italien mais qui s'intègre parfaitement dans l'hitoire , et visa le court de Ibrahim. Il y a une pléiade d'acteurs confirmés Mohamed Aly Ben Jemaa, Dora Zarrouk, Raouf Ben Amor, Jamel Madani... . Puis il y a le sujet : des cinéastes à qui on n'accorde pas de subvention décide de cambrioler une banque s'ensuit une foule de situation plus rocambolesques les unes que les autres, prétexte à tourner en dérision un système inefficace et quasiment tous les travers de la société tunisienne: corruption, culte de la personnalité, khobsisme, religiosité, censure, pudiponderie... d'une façon fine mais aussi tellement systématique que je me demande encore comment il a passé la censure.

Que dire de plus sinon que c'était un vrai plaisir , et vivement le prochain!

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Rapidement les courts et les docus

Le poisson noyé de Malik Amara, je l'avais déjà vu à je ne sais plus qu'elle occasion, comédie très sympatique et rythmé qui se moque en passant de quelques comportements récurrents dans nos enterrements, le plus drôle c'est que même les plus religieux ont apprécié cette comédie un peu borderline

Fooska de Samy El Haj, partie d'une bonne intention faire un truc à suspens et taper sur l'éducation nationale en passant , ce court pêche par manque de crédibilité, difficile de croire à un tel suspens pour un simple examen d'éducation religieuse , du coup difficile de croire au reste , plus quelques comédiens dont l'amateurisme se voit un peut trop

Dix courts dix regards: à diviser en deux : cinq bons voir très bons , et cinq à oublier.
On se contentera des bons: Rite de Emna Boulahya comédie assez originale au scénario bien rythmé avec Mohamed Ali Ben Jemaa dans le rôle principal,  Fée Male de Sawssen Saya: façon théâtre de faux semblants: des à priori sur l'homme à la femme et de ceux qui n'ont pas forcément envie de les suivre. Ciné-Siesta de Alia Nakhli (décidément que des filles) façon hommage au Cinéma paradiso , une scène caricaturale de salle de cinéma lors de la canicule de 2001 où les salles climatisée ont été prises d'assaut par le bon peuple
Lazhar de Bahri Ben Yahmed: comédie à suspens qui rappelle à moitié les films iraniens (la chaussure dans les enfants du ciel de Majid Majidi) qui nous coupe l'herbe sous les pieds vers la toute fin
Zarbout de Ons Kerkeni qui veut opposer l'innocence des enfants qui peuvent jouer avec une bouteille de boissons gazeuzes, aux complications des adultes qui cherchent à rendre l'enfant présentable , là encore ça me rappelle les films iraniens

Ouled Lénine de Nadia El Féni: autant on pouvait s'attendre à quelque chose d'extraordinaire d'après le titre , autant on est déçu puisqu'en fin de compte il ne s'agît que de l'opinion très généralisée de quelques membres du PC sur l'ambiance du parti et pourquoi ils l'ont intégré . Non pas que ce qu'ils disent n'est pas intéressant, mais enfin il n'y avait pas matière pour un film de 1h 24 qui a plus l'air du geste d'une fille à un père qui vieillit (c'est lui même qui dit qu'il vieillit) qu'à un vrai documentaire qui serait entré dans le détail du fonctionnement du parti et du rôle de chacun dedans , du travail quotidien , des missions effectuée , etc.

Rieh de Lotfi Mahfoudh, premier court d'animation, et donc je dirai plutôt bon braucoup d'idées créatives, de la poésie , c'est plus un court pour adultes que pour enfants. L'enfance d'un tunisien des côtes (je suppose du nord ou du cap bon) puis son adolescence , son départ à l'étranger et son retour au pays accompagné toujours par ses amours avec la jeune Mahbouba . De belles couleurs , de bons textes pas, des personnages biens définis, avec un fond comique. Mais malheureusement pas assez de fluidité dans les mouvements des personnages ça fait plus penser à des marionettes qu'à des personnages d'animation

Le projet de Mohamed Ali Hehdi (lauréat du prix Elyes Zrelli aux JCC) : j'aurai sans doute beaucoup plus apprécié cette critique fine et ascerbe de la langue de bois officielle lorsqu'il s'agît de parler de violence et crimes urbains, si les copains des protagnistes n'avait pas gâché la projection par leurs cris et leurs sifflements.

Voilà reste plus que quatre jours, enfin!

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